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La morsure accidentelle qui se produit dans la nature lors d’une rencontre avec un serpent. Dans 90% des cas, ce sont les membres inférieurs qui sont atteints, et dans 40% des cas, il n’y a pas d’injection de venin, celle-ci étant un réflexe volontaire de la part du serpent.
La morsure hasardeuse qui se produits lors d’une manipulation volontaire. Dans 90% des cas, ce sont les membres supérieurs, la tête ou le tronc qui sont atteints. Dans la plupart des cas, l’envenimation est plus grave que lors d’une morsure accidentelle.
Les morsures hasardeuses sont apparues dans les pays développés au cours des vingt dernières années. De plus en plus de personnes, zoologistes professionnels et amateurs s’intéressent aux reptiles et conservent des spécimens vivants.
C’est pendant l’entretien courant de l’animal (nettoyage de la cage, alimentation, soins, etc…) que survient la morsure. L’injection du venin est pratiquement constante et la quantité inoculée est souvent importante. Si la gravité de l’envenimation est la règle, deux facteurs sont relativement favorables :
L’identité de l’agresseur est certaine et la proximité d’un centre médical est fréquente.
Une morsure hasardeuse est toujours le résultat d’une erreur de manipulation ou d’appréciation. Selon une statistique faite en France, le risque est d’environ 0,25 accidents par année et par personne, c'est-à-dire une morsure tous les 4 ans.
Le risque est identique dans les élevages amateurs et professionnels.
Deux facteurs influent sur le risque d’accident :
- l’expérience personnelle de la manipulation qui s’acquièrent en trois à cinq ans,
- la fréquence des manipulations, directement fonction de la raison d’être de l’élevage et de son importance numérique.
En France, on dénombre environ 25 morsures hasardeuses par an, dont plus de la moitié sont suivies d’envenimations sérieuses ; la létalité dépasse 1% des morsures.
Il ne faut pas perdre de vue que, même après quelques années de manipulation, le risque n’est pas aboli. C’est souvent ce moment qui est propice aux accidents, l’habitude et les automatismes pouvant provoquer la faute d’inattention
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