Construction et am�nagement terrarium
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Construction de base

 Chaque terrarium doit avoir une dimension adapt�e � l�esp�ce qu�il va h�berger et au nombre d�individus qu�il contiendra. Il doit reconstituer � la fois le biotope et le microclimat du milieu de provenance de l�esp�ce consid�r�e. Il est par cons�quent essentiel de conna�tre avec pr�cision la provenance exacte de l�animal d�tenu. Si l�esp�ce et mal connue, il sera n�cessaire de l�installer dans un terrarium am�nag� en fonction des besoins d�une esp�ce de la m�me niche �cologique et au mode de vie semblable.

Les mat�riaux de base peuvent �tre des plus vari�s, seule la fa�ade expos�e au public n�cessite d��tre vitr�e. Moins un reptile est soumis au stress ext�rieur, mouvements autour de la cage, bruits, courants d�air, mieux il se portera. D�o� l�int�r�t de pr�voir une certaine profondeur pour tous les terrariums, une grande largeur pour les esp�ces terrestres et une grande hauteur pour les esp�ces arboricoles. Les esp�ces inf�od�es au milieu aquatique n�cessiteront, en plus, un vaste bassin au remplissage et � la vidange facile.

L�id�al est de pr�voir des reliefs qui cacheront les points de chauffage au sol ainsi que les sources lumineuses g�nantes pour le public, et d�am�nager d�s la construction un bassin et de creux pour les futures plantations.

L�ensemble doit �tre r�alis� en un mat�riau durable et un rev�tement facile � nettoyer: b�ton projet�, r�sine synth�tique, pierres b�tonn�es, etc.

A�ration

 Deux a�rations ne se faisant pas directement face, afin d��viter les courants d�air, sont au minimum n�cessaires, dont une doit �tre plac�e pr�s du haut du terrarium pour �viter toute accumulation excessive de chaleur ascendante.

Pour les grands terrariums, un syst�me de ventilation est parfois utile pour am�liorer l�apport d�air nouveau

Chauffage

Du fait de la particularit� physiologique des reptiles, qui sont des animaux � la fois ectothermes et h�t�rothermes, c�est probablement le crit�re technique de l�am�nagement du terrarium le plus important.

Concernant les esp�ces de milieux secs, le chauffage doit se r�aliser � la fois par un c�ble chauffant le sol et des lampes chauffant l�air ambiant.

Au contraire, pour les esp�ces de milieux humides, le chauffage ne doit pas ass�cher l�atmosph�re et ne se fera que par le sol, si possible en dessous du bassin ou de l�abreuvoir pour faciliter l��vaporation et le maintien du taux d�humidit�.

Chez les Ch�loniens aquatiques et Crocodiliens, le chauffage doit se faire par l�eau maintenue � environ 25�C et par quelques plages de b�ton ou de pierres chauff�es le jour � 28-30�C et non chauff�es la nuit.

Tous les chauffages interm�diaires peuvent �tre combin�s en fonction des biotopes � reconstituer, pr�cis�ment pour chacune des esp�ces consid�r�es. Dans tous les cas, un point chaud au sol (reptiles terrestres) et un point chaud sur une terrasse (reptiles de milieux rocheux) ou une branche haute (reptiles arboricoles) est toujours indispensable afin que l�animal puisse y s�journer plus ou moins longtemps selon ses besoins �nerg�tiques journaliers.

La r�alisation de ces points chauds doit se faire par une combinaison de c�bles chauffants dispos�s sous une pierre, un abreuvoir, une cachette ainsi que d�un jeu de spots lumineux dont les faisceaux �clairants et chauffants seront dirig�s sur une grosse branche ou un rocher du d�cor. On peut aussi fabriquer un rocher chauffant au moment de la construction de base du terrarium en pla�ant dans le fond un gros bloc de polystyr�ne expans� que l�on recouvrira de b�ton et de pierres d�coratives. On retire ensuite le polystyr�ne en le br�lant � la flamme d�un chalumeau, et on installe � la place une ampoule chauffante en c�ramique qui chauffera le faux rocher.

La ma�trise des T� d�ambiance comme celle des points chauds, autant que leurs variations au cours des cycles journaliers et saisonniers doit se faire par le biais de thermostats coupl�s � une sonde thermique et � un syst�me de minuterie programm�e pour chaque terrarium et chaque saison. Chacun devra �tre �quip� de son propre appareillage et g�r� par son propre programme.

Par exemple, pour un iguane commun (Iguana iguana), on installera un c�ble chauffant sous l�abreuvoir afin d�atteindre une T� d�ambiance g�n�rale de 25 � 27�C ainsi qu�un taux �lev� d�hygrom�trie. On installera �galement deux spots lumineux puissants dirig�s sur deux branches principales du d�cor situ�es l�une tout � fait en haut du terrarium et l�autre � mi-hauteur pour y produire deux points chauds � 32 ou 33�C sur lesquels s�journera l�animal le plus clair de son temps, comme dans la nature il s�expos une grande partie de la journ�e � la lumi�re et la chaleur du soleil.

Eclairage

 La lumi�re exerce une action positive sur le m�tabolisme de tous les �tres vivants selon son intensit�, sa dur�e ainsi que son alternance entre le jour et la nuit appel�e �photop�riode�. Ceci est si important que le bon respect des cycles lumineux naturels associ�s aux cycles de T� suffisent � d�clencher l�activit� de reproduction chez les reptiles.

Sa composition spectrale � �galement une incidence sur le d�veloppement des animaux comme de plantes. La photop�riode n�cessaire � chaque esp�ce est directement calqu�e sur celle existant sous la latitude d�origine de l�esp�ce en question.

Par exemple, un reptile vivant sous l��quateur n�cessite 12 heures de jour et 12 heures de nuit toute l�ann�e, alors qu�un autre vivant en Europe n�cessite 14 � 15 heures de jour en �t� et de nuit en hiver, avec une diminution et une augmentation progressive du jour en automne et au printemps. Pour ceux vivant entre les deux latitudes, tous les interm�diaires existent.

La qualit� et le perfectionnement technique du mat�riel d��clairage actuel nous permet de restituer aux reptiles en captivit� une ambiance lumineuse dont la qualit�, l�intensit� et la dur�e peuvent se rapprocher le plus fid�lement possible des crit�res rencontr�s dans la nature.

Remarque: Le spectre lumineux des lampes ordinaires, tubes fluorescents ou ampoules � incandescence, ne r�alise qu�un apport de lumi�re blanche visible.

Seules les lampes sp�cialement destin�es aux l��levages des reptiles apportent un  rayonnement ultraviolet indispensable aux Sauriens, Ch�loniens et Crocodiliens.

Ces lampes sp�ciales UV doivent �tre install�es dans ces terrariums en plus des lampes �clairantes ordinaires, � une distance avoisinant 35 cm de l�animal et sans aucune pr�sence de vitre entre les deux. Les UVB sont n�cessaires � l�assimilation intestinale du calcium puis � la calcification du squelette des animaux, alors que les UVA sont n�cessaires � leur reproduction, ainsi qu�au d�veloppement des plantes.

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